Par les auteurs du Guide Essentiel des Pierres de Santé — Le Courrier du Livre, 343 pages

Encyclopédie des Pierres

Johnsomervilleite

Minéral reconnu IMA-CNMNC — description encyclopédique. Formule Na10Ca6Mg18Fe2+25(PO4)36 — Dureté 4,5/10 Mohs.

· 7 min de lecture

Fiche Technique

Formule chimiqueNa10Ca6Mg18Fe2+25(PO4)36
Système cristallinTrigonal
Dureté (Mohs)4,5
CouleurOrange
ÉclatVitreux à résineux

Introduction et Classification de la johnsomervilleite

La johnsomervilleite appartient au corpus minéralogique officiellement établi par l’IMA-CNMNC. Sa fiche d’espèce, publiée dans les archives de cette commission, décrit précisément sa composition, sa structure cristalline et ses caractéristiques physiques. La johnsomervilleite est classé parmi les phosphates, famille structurée autour de l’anion PO₄³⁻, présent aussi bien dans les roches magmatiques que sédimentaires.

Sa formule chimique Na10Ca6Mg18Fe2+25(PO4)36 reflète la composition ionique précise validée par la fiche IMA. Elle cristallise dans le système Trigonal, paramètre qui détermine la géométrie interne des cristaux et leurs propriétés optiques macroscopiques.

La présente fiche rassemble l’ensemble des données minéralogiques publiées sur cette espèce, dans une optique encyclopédique à destination des chercheurs, étudiants et amateurs éclairés.


Découverte et Étymologie de la johnsomervilleite

Le nom « johnsomervilleite » suit la nomenclature minéralogique classique en -ite, suffixe que les cristallographes européens du XIXᵉ siècle ont systématisé pour désigner les nouvelles espèces. D’origine grecque (-itês, « relatif à »), cette terminaison est devenue la norme internationale sous l’impulsion de James Dwight Dana dans son System of Mineralogy (1837).

L’identification et la caractérisation de la johnsomervilleite ont mobilisé les outils successifs de la minéralogie : analyse chimique au XIXᵉ siècle, diffraction des rayons X découverte par Max von Laue (1912), microsonde électronique développée par Raimond Castaing (1951), puis les spectroscopies modernes Raman et IR.

Les chercheurs disposent pour étudier la johnsomervilleite de plusieurs ressources complémentaires : les publications originales de description, les fiches d’espèce validées par l’IMA, et les bases collaboratives (Mindat, RRUFF Project) qui centralisent les spectres Raman et infrarouges de chaque minéral.


Formation Géologique de la johnsomervilleite

Comprendre la genèse de la johnsomervilleite éclaire les conditions physico-chimiques de son environnement de cristallisation. La genèse des phosphates implique des processus magmatiques (pegmatites granitiques riches en phosphore, carbonatites), hydrothermaux, ou sédimentaires (accumulations d’origine organique). Les phosphates hydrothermaux incluent des minéraux rares, tandis que les accumulations sédimentaires alimentent la filière agricole mondiale.

Le système trigonal, auquel appartient cette espèce, se caractérise par une symétrie d’ordre 3 et des cristaux fréquemment prismatiques à terminaisons pointues. Ce groupe cristallographique inclut des minéraux majeurs comme le quartz, la calcite et la dolomite.

L’étude des associations minérales de la johnsomervilleite dans un gisement donné permet aux géologues de reconstituer la paragenèse — l’ensemble des minéraux formés simultanément ou en séquence — et par là même de retracer les conditions de formation du minéral.

Contexte de formationCaractéristiques
Pegmatites granitiquesSources principales des phosphates primaires
Altération supergèneMinéraux secondaires de zones d'oxydation
Dépôts sédimentairesAccumulations biogéniques ou évaporitiques

Minéraux apparentés à consulter : dans la famille des phosphates et le système Trigonal, les espèces suivantes partagent des caractéristiques communes avec la johnsomervilleite et peuvent compléter utilement son étude — ferrotorryweiserite, alforsite, backite, Calcite et jahnsite-(MnMnFe).


Propriétés Minéralogiques de la johnsomervilleite

L’étude des propriétés physiques de la johnsomervilleite permet non seulement son identification, mais aussi son rattachement à une famille minérale et, par extension, la compréhension de son origine géologique probable.

La formule chimique Na10Ca6Mg18Fe2+25(PO4)36 exprime la composition idéale du minéral. Dans la nature, des variations de composition mineures (substitutions ioniques, impuretés) sont fréquemment observées et peuvent moduler légèrement les propriétés physiques du spécimen.

Avec une dureté de 4,5 sur l’échelle de Mohs, ce minéral se situe dans une catégorie précise, correspondant à une dureté intermédiaire, plus tendre que le quartz. L’éclat observé est typiquement vitreux à résineux, caractéristique de la famille minéralogique à laquelle appartient ce minéral.

La coloration dominante observée est foncé brun, due à la présence d’éléments chromogènes spécifiques dans sa structure cristalline ou à des inclusions minérales au moment de la cristallisation.

PropriétéValeur
Formule chimiqueNa10Ca6Mg18Fe2+25(PO4)36
Système cristallinTrigonal
Dureté (Mohs)4,5
ÉclatVitreux à résineux
Couleur dominanteFoncé Brun
Statut IMAEspèce minérale officiellement reconnue

Gisements et Localités Mondiales de la johnsomervilleite

Les gisements identifiés de la johnsomervilleite figurent dans les catalogues minéralogiques officiels, avec mention de la localité type (premier gisement ayant permis la description scientifique) et des occurrences ultérieures découvertes à travers le monde.

Les phosphates se partagent entre gisements pegmatitiques (Minas Gerais au Brésil, Scribble Hill aux États-Unis) et dépôts sédimentaires marins (Phosphorites du Maroc, Florida Land Pebble, province des Gulf Coast aux États-Unis).

La plateforme scientifique Mindat.org offre la fiche Mindat, avec photographies de spécimens, références bibliographiques et notes de terrain. Cet outil communautaire est devenu incontournable dans la pratique minéralogique moderne.


Identification et Distinction de la johnsomervilleite

L’identification rigoureuse de la johnsomervilleite repose sur la convergence de plusieurs critères physiques et optiques. Un minéralogiste expérimenté combine les observations macroscopiques (couleur, habitus, éclat), les tests simples sur le terrain (dureté, trace, clivage) et, pour les cas douteux, les analyses en laboratoire (microscopie, diffraction X, spectroscopie).

  • Dureté Mohs : 4,5 — test simple à réaliser avec une gamme de minéraux étalons (ongle 2,5 ; cuivre 3 ; lame d’acier 5,5 ; verre 5,5-6 ; quartz 7).
  • Système cristallin : Trigonal — reconnaissable à l’habitus des cristaux (forme géométrique caractéristique, angles entre faces).
  • Couleur : Foncé Brun — indicateur à pondérer car de nombreuses espèces présentent des variations chromatiques importantes selon les impuretés.
  • Éclat : observation à la lumière du jour, qui permet de classer le minéral entre éclat métallique, vitreux, adamantin, résineux, nacré ou mat.
  • Trace : test sur plaque de porcelaine non émaillée — la couleur du minéral réduit en poudre est souvent plus fiable que la couleur apparente du cristal.
  • Densité : rapport masse/volume, discriminant très efficace entre minéraux d’apparence similaire (nécessite une balance de précision).

La confusion de la johnsomervilleite avec d’autres espèces minérales est fréquente, en particulier lorsque la couleur ou la forme superficielles dominent l’observation. L’expérience des minéralogistes amateurs s’affine progressivement avec la manipulation de nombreux spécimens bien caractérisés.


Usages et Applications de la johnsomervilleite

Au-delà de son intérêt purement minéralogique, la johnsomervilleite présente une valeur principalement scientifique et patrimoniale. Cette section présente les applications documentées ou potentielles selon sa composition et ses propriétés.

Les phosphates alimentent principalement l’industrie des engrais agricoles (apatite) et, dans une moindre mesure, la production de phosphore élémentaire pour la chimie fine. Les phosphates rares peuvent contenir des éléments valorisables (terres rares, thorium).

Sur le plan scientifique, chaque spécimen de la johnsomervilleite constitue un document géologique — un témoin des conditions de formation, des paragenèses locales, des processus géochimiques à l’œuvre. Les collections scientifiques (Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, École des Mines de Paris, Smithsonian Institution) conservent ces archives minérales pour les générations futures.

Le marché minéralogique de la johnsomervilleite varie selon la demande, la rareté des spécimens de qualité et l’actualité des découvertes. Les grandes ventes internationales (Sotheby’s, Bonhams minéralogie) et les bourses spécialisées dynamisent un marché patrimonial en croissance depuis les années 2000.


Questions Fréquentes sur la johnsomervilleite

Qu'est-ce que la johnsomervilleite ?

La johnsomervilleite est une espèce minérale officiellement reconnue par l’IMA-CNMNC (International Mineralogical Association — Commission on New Minerals, Nomenclature and Classification). Elle appartient à la famille des phosphates. Sa formule chimique est Na10Ca6Mg18Fe2+25(PO4)36. Cette espèce figure dans les nomenclatures minéralogiques de référence et fait l’objet de descriptions scientifiques détaillées.

Quelle est la formule chimique de la johnsomervilleite ?

La formule chimique idéale de la johnsomervilleite est Na10Ca6Mg18Fe2+25(PO4)36. Dans la nature, des variations de composition mineures (substitutions ioniques, impuretés) peuvent être observées et moduler légèrement les propriétés physiques du minéral.

Quelles sont les propriétés cristallographiques de la johnsomervilleite ?

Ce minéral cristallise dans le système Trigonal et présente une dureté de 4,5 sur l’échelle de Mohs. Ces caractéristiques permettent son identification et le situent précisément dans la classification minéralogique internationale. Pour la fiche technique complète, consultez la section Propriétés Minéralogiques ci-dessus.

Où trouve-t-on la johnsomervilleite dans le monde ?

Les gisements de la johnsomervilleite sont recensés dans les bases de données minéralogiques internationales. La plateforme Mindat.org offre une cartographie détaillée des occurrences documentées, mise à jour collaborativement par la communauté minéralogique mondiale. Chaque gisement apporte des spécimens aux caractéristiques propres, reflétant les conditions géologiques locales.

Quels sont les principaux usages de la johnsomervilleite ?

La johnsomervilleite est principalement d’intérêt pour les collections scientifiques et privées, l’enseignement universitaire et les recherches en minéralogie descriptive. Selon sa composition chimique, elle peut aussi présenter un intérêt comme minerai ou matière première industrielle. Sa dureté relativement modérée limite en revanche son usage en bijouterie.

Pour aller plus loin en lithothérapie

Découvrez France Minéraux — boutique spécialisée

Encyclopédie des pierres, bracelets, pendentifs et bijoux en minéraux naturels certifiés, fabriqués en France depuis 2015.

Explorer la boutique →