Par les auteurs du Guide Essentiel des Pierres de Santé — Le Courrier du Livre, 343 pages

Encyclopédie des Pierres

Coconinoïte

Minéral reconnu IMA-CNMNC — description encyclopédique.

· 6 min de lecture

Fiche Technique

Formule chimiqueFe3+2Al2(UO2)2(PO4)4(SO4)(OH)2·20H2O
ÉclatVitreux

Introduction et Classification de la coconinoïte

La coconinoïte figure dans les nomenclatures officielles de l’IMA-CNMNC, l’autorité mondiale qui régit la classification des minéraux naturels. Cette reconnaissance scientifique distingue les espèces validées des variétés commerciales ou des appellations traditionnelles non normalisées. Du point de vue de la classification, la coconinoïte se classe parmi les sulfates, groupe identifié par l’anion SO₄²⁻, typiquement issus de processus d’évaporation ou d’altération de sulfures.

Sa formule chimique Fe3+2Al2(UO2)2(PO4)4(SO4)(OH)2·20H2O reflète la composition ionique précise validée par la fiche IMA.

Cette fiche encyclopédique rassemble les informations minéralogiques disponibles de la coconinoïte, destinée aux géologues, minéralogistes, gemmologues et collectionneurs en quête d’une description rigoureuse et vérifiable.


Découverte et Étymologie de la coconinoïte

Le nom « coconinoïte » appartient au corpus minéralogique officiel établi par les traités scientifiques successifs. Sa dénomination peut faire référence à la localité de première description (type locality), à un minéralogiste éminent ayant contribué à son étude, à une caractéristique physique, ou à une racine linguistique indiquant sa composition chimique.

Le travail descriptif de la coconinoïte se poursuit au sein du réseau mondial des minéralogistes, coordonné par l’IMA depuis 1958. Une cinquantaine de nouvelles espèces sont validées chaque année, enrichissant le catalogue mondial qui dépasse aujourd’hui 6 000 minéraux reconnus.

Les données minéralogiques de la coconinoïte sont consultables dans les ressources scientifiques de référence : Handbook of Mineralogy (Mineralogical Society of America), American Mineralogist Crystal Structure Database, ainsi que les bases spécialisées comme Mindat.org, pivot mondial de la communauté minéralogique depuis sa fondation en 1993 par Jolyon Ralph.


Formation Géologique de la coconinoïte

La formation de la coconinoïte résulte d’un ensemble de processus géochimiques spécifiques. Les sulfates se constituent dans des contextes géochimiques particuliers : bassins évaporitiques (chott, sebkha), zones d’oxydation supergène de gisements sulfurés, venues hydrothermales peu profondes, ou exhalations volcaniques. Leur solubilité variable conditionne leur préservation dans les formations anciennes.

La structure cristalline de ce minéral, déterminée par les techniques classiques de cristallographie, place cette espèce dans une position spécifique au sein du répertoire minéralogique mondial.

La reconnaissance des indices de formation sur un spécimen donné — habitus, associations minérales, inclusions — constitue une étape essentielle de la démarche minéralogique moderne et permet de rattacher le spécimen à un gisement connu ou à un type géologique particulier.

Contexte de formationCaractéristiques
ÉvaporitesPrécipitation par concentration saline progressive
Zones d'altérationOxydation superficielle de sulfures primaires
Venues hydrothermales tardivesDépôts en fin de cycle hydrothermal

Minéraux apparentés à consulter : dans la famille des sulfates, les espèces suivantes partagent des caractéristiques communes avec la coconinoïte et peuvent compléter utilement son étude — chaidamuite, changoite, clairite, asagiite et carrboydite.


Propriétés Minéralogiques de la coconinoïte

Les propriétés minéralogiques de la coconinoïte résultent directement de sa composition chimique et de son organisation cristallographique. Chaque paramètre — dureté, densité, éclat, transparence — fournit un indice précieux pour l’identification et la caractérisation scientifique.

La formule chimique Fe3+2Al2(UO2)2(PO4)4(SO4)(OH)2·20H2O exprime la composition idéale du minéral. Dans la nature, des variations de composition mineures (substitutions ioniques, impuretés) sont fréquemment observées et peuvent moduler légèrement les propriétés physiques du spécimen.

PropriétéValeur
Formule chimiqueFe3+2Al2(UO2)2(PO4)4(SO4)(OH)2·20H2O
ÉclatVitreux
Statut IMAEspèce minérale officiellement reconnue

Gisements et Localités Mondiales de la coconinoïte

La répartition géographique des gisements de la coconinoïte reflète les contextes géologiques spécifiques favorables à sa cristallisation. Les occurrences mondiales sont documentées par la communauté minéralogique internationale et centralisées dans les bases de données de référence.

Les sulfates se concentrent dans les provinces évaporitiques : bassin permien de Stassfurt (Allemagne), diapirs triasiques du sud de la France, évaporites messiniennes méditerranéennes, ainsi que dans les zones d’oxydation supergène de gisements sulfurés.

La vérification des localités publiées passe aujourd’hui par des ressources croisées : la fiche Mindat, Handbook of Mineralogy, archives des musées d’histoire naturelle (Muséum de Paris, Smithsonian, British Museum) et publications scientifiques peer-reviewed.


Identification et Distinction de la coconinoïte

Distinguer la coconinoïte d’autres minéraux similaires nécessite une approche méthodique. Les manuels minéralogiques classiques (Dana, Strunz, Deer-Howie-Zussman) fournissent les clés dichotomiques permettant cette démarche étape par étape.

  • Éclat : observation à la lumière du jour, qui permet de classer le minéral entre éclat métallique, vitreux, adamantin, résineux, nacré ou mat.
  • Trace : test sur plaque de porcelaine non émaillée — la couleur du minéral réduit en poudre est souvent plus fiable que la couleur apparente du cristal.
  • Densité : rapport masse/volume, discriminant très efficace entre minéraux d’apparence similaire (nécessite une balance de précision).

Pour une identification formelle et sans ambiguïté, en particulier pour les espèces rares ou présentant des formes atypiques, le recours à un laboratoire équipé (microscopie en lumière polarisée, diffraction des rayons X, microsonde électronique) reste la méthode de référence. Les grands musées et universités proposent souvent des services d’identification pour les amateurs avancés.


Usages et Applications de la coconinoïte

L’utilisation de la coconinoïte se concentre sur des registres spécifiques : recherche minéralogique et géochimique, enseignement universitaire, conservation muséale et collection privée. Les applications industrielles restent limitées par ses caractéristiques physiques ou sa rareté.

Les sulfates trouvent des applications variées : gypse pour le plâtre et le ciment, anhydrite pour le dessiccant industriel, barytine pour les fluides de forage pétrolier, célestine comme source de strontium. L’utilisation industrielle de la coconinoïte dépend de sa pureté et de sa concentration.

La valeur scientifique et pédagogique de la coconinoïte est indéniable : elle alimente les collections universitaires, les cabinets de curiosités historiques, les musées d’histoire naturelle, ainsi que les travaux de recherche en minéralogie descriptive, cristallographie, géochimie et métallogénie.

Pour les collectionneurs, la rareté, la qualité esthétique et la provenance documentée des spécimens de la coconinoïte conditionnent leur valeur sur le marché minéralogique. Les bourses et salons spécialisés (Sainte-Marie-aux-Mines en France, Tucson aux États-Unis, Munich en Allemagne) restent les lieux privilégiés d’échange entre amateurs et professionnels.


Questions Fréquentes sur la coconinoïte

Qu'est-ce que la coconinoïte ?

La coconinoïte est une espèce minérale officiellement reconnue par l’IMA-CNMNC (International Mineralogical Association — Commission on New Minerals, Nomenclature and Classification). Elle appartient à la famille des sulfates. Sa formule chimique est Fe3+2Al2(UO2)2(PO4)4(SO4)(OH)2·20H2O. Cette espèce figure dans les nomenclatures minéralogiques de référence et fait l’objet de descriptions scientifiques détaillées.

Quelle est la formule chimique de la coconinoïte ?

La formule chimique idéale de la coconinoïte est Fe3+2Al2(UO2)2(PO4)4(SO4)(OH)2·20H2O. Dans la nature, des variations de composition mineures (substitutions ioniques, impuretés) peuvent être observées et moduler légèrement les propriétés physiques du minéral.

Où trouve-t-on la coconinoïte dans le monde ?

Les gisements de la coconinoïte sont recensés dans les bases de données minéralogiques internationales. La plateforme Mindat.org offre une cartographie détaillée des occurrences documentées, mise à jour collaborativement par la communauté minéralogique mondiale. Chaque gisement apporte des spécimens aux caractéristiques propres, reflétant les conditions géologiques locales.

Quels sont les principaux usages de la coconinoïte ?

La coconinoïte est principalement d’intérêt pour les collections scientifiques et privées, l’enseignement universitaire et les recherches en minéralogie descriptive. Selon sa composition chimique, elle peut aussi présenter un intérêt comme minerai ou matière première industrielle. Sa dureté relativement modérée limite en revanche son usage en bijouterie.

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