Par les auteurs du Guide Essentiel des Pierres de Santé — Le Courrier du Livre, 343 pages

Encyclopédie des Pierres

Ericssonite

Minéral reconnu IMA-CNMNC — description encyclopédique.

· 6 min de lecture

Fiche Technique

Système cristallinMonoclinique
Dureté (Mohs)4,5
CouleurRouge

Introduction et Classification de l'ericssonite

L’ericssonite appartient au corpus minéralogique officiellement établi par l’IMA-CNMNC. Sa fiche d’espèce, publiée dans les archives de cette commission, décrit précisément sa composition, sa structure cristalline et ses caractéristiques physiques. L’ericssonite appartient à une classe minérale particulière, dont la cristallisation répond à des conditions géochimiques spécifiques.

Elle cristallise dans le système Monoclinique, paramètre qui détermine la géométrie interne des cristaux et leurs propriétés optiques macroscopiques.

La présente fiche rassemble l’ensemble des données minéralogiques publiées sur cette espèce, dans une optique encyclopédique à destination des chercheurs, étudiants et amateurs éclairés.


Découverte et Étymologie de l'ericssonite

Conformément à l’usage minéralogique, « ericssonite » porte le suffixe -ite caractéristique des espèces décrites dans le cadre scientifique moderne. Ce choix terminologique, hérité des travaux d’Axel Fredrik Cronstedt et de René-Just Haüy, reste la pratique standard pour les nouvelles descriptions.

La description scientifique de l’ericssonite s’inscrit dans le long processus de constitution de la minéralogie moderne. Les grands traités fondateurs — Georgius Agricola (De Natura Fossilium, 1546), René-Just Haüy (Traité de Minéralogie, 1801), James Dwight Dana (System of Mineralogy, 1837) — ont progressivement posé les bases d’une classification rigoureuse.

Les chercheurs disposent pour étudier l’ericssonite de plusieurs ressources complémentaires : les publications originales de description, les fiches d’espèce validées par l’IMA, et les bases collaboratives (Mindat, RRUFF Project) qui centralisent les spectres Raman et infrarouges de chaque minéral.


Formation Géologique de l'ericssonite

Comprendre la genèse de l’ericssonite éclaire les conditions physico-chimiques de son environnement de cristallisation. Chaque spécimen témoigne d’un moment précis de l’histoire géologique de sa région d’origine. Les inclusions fluides, les zonations de croissance, les assemblages paragénétiques constituent autant d’archives permettant aux géologues de retracer les conditions de formation.

Le système monoclinique, l’un des plus représentés dans les minéraux terrestres, produit des cristaux aux contours prismatiques penchés. Il accueille une grande diversité d’espèces, notamment parmi les feldspaths, amphiboles et micas.

L’étude des associations minérales de l’ericssonite dans un gisement donné permet aux géologues de reconstituer la paragenèse — l’ensemble des minéraux formés simultanément ou en séquence — et par là même de retracer les conditions de formation du minéral.

Contexte de formationCaractéristiques
Gisements filoniensPrécipitation dans des fractures minéralisées
Contextes évaporitiquesFormation par concentration de solutions aqueuses
Paragenèses particulièresAssociations minérales spécifiques à certains environnements géologiques

Minéraux apparentés à consulter : dans le système Monoclinique, les espèces suivantes partagent des caractéristiques communes avec l’ericssonite et peuvent compléter utilement son étude — Staurotide (Croix de Fée), cebaite-(Nd), dickthomssenite, clinojimthompsonite et erdite.


Propriétés Minéralogiques de l'ericssonite

L’étude des propriétés physiques de l’ericssonite permet non seulement son identification, mais aussi son rattachement à une famille minérale et, par extension, la compréhension de son origine géologique probable.

Avec une dureté de 4,5 sur l’échelle de Mohs, ce minéral se situe dans une catégorie précise, correspondant à une dureté intermédiaire, plus tendre que le quartz.

La coloration dominante observée est rougeâtre noir, due à la présence d’éléments chromogènes spécifiques dans sa structure cristalline ou à des inclusions minérales au moment de la cristallisation.

PropriétéValeur
Système cristallinMonoclinique
Dureté (Mohs)4,5
Couleur dominanteRougeâtre Noir
Statut IMAEspèce minérale officiellement reconnue

Gisements et Localités Mondiales de l'ericssonite

Les localisations connues de l’ericssonite constituent un paramètre essentiel de sa caractérisation scientifique. Chaque gisement apporte des spécimens aux habitus et aux paragenèses distinctives, enrichissant progressivement la compréhension de l’espèce.

Les occurrences de ce minéral dépendent étroitement des conditions géologiques spécifiques qui ont présidé à sa formation. Les régions favorables alternent selon le contexte paragénétique précis dans lequel l’espèce apparaît.

La vérification des localités publiées passe aujourd’hui par des ressources croisées : la fiche Mindat, Handbook of Mineralogy, archives des musées d’histoire naturelle (Muséum de Paris, Smithsonian, British Museum) et publications scientifiques peer-reviewed.


Identification et Distinction de l'ericssonite

L’identification rigoureuse de l’ericssonite repose sur la convergence de plusieurs critères physiques et optiques. Un minéralogiste expérimenté combine les observations macroscopiques (couleur, habitus, éclat), les tests simples sur le terrain (dureté, trace, clivage) et, pour les cas douteux, les analyses en laboratoire (microscopie, diffraction X, spectroscopie).

  • Dureté Mohs : 4,5 — test simple à réaliser avec une gamme de minéraux étalons (ongle 2,5 ; cuivre 3 ; lame d’acier 5,5 ; verre 5,5-6 ; quartz 7).
  • Système cristallin : Monoclinique — reconnaissable à l’habitus des cristaux (forme géométrique caractéristique, angles entre faces).
  • Couleur : Rougeâtre Noir — indicateur à pondérer car de nombreuses espèces présentent des variations chromatiques importantes selon les impuretés.
  • Éclat : observation à la lumière du jour, qui permet de classer le minéral entre éclat métallique, vitreux, adamantin, résineux, nacré ou mat.
  • Trace : test sur plaque de porcelaine non émaillée — la couleur du minéral réduit en poudre est souvent plus fiable que la couleur apparente du cristal.
  • Densité : rapport masse/volume, discriminant très efficace entre minéraux d’apparence similaire (nécessite une balance de précision).

La confusion de l’ericssonite avec d’autres espèces minérales est fréquente, en particulier lorsque la couleur ou la forme superficielles dominent l’observation. L’expérience des minéralogistes amateurs s’affine progressivement avec la manipulation de nombreux spécimens bien caractérisés.


Usages et Applications de l'ericssonite

Au-delà de son intérêt purement minéralogique, l’ericssonite présente une valeur principalement scientifique et patrimoniale. Cette section présente les applications documentées ou potentielles selon sa composition et ses propriétés.

La valeur scientifique et pédagogique de l’ericssonite est indéniable : elle alimente les collections universitaires, les cabinets de curiosités historiques, les musées d’histoire naturelle, ainsi que les travaux de recherche en minéralogie descriptive, cristallographie, géochimie et métallogénie.

Le marché minéralogique de l’ericssonite varie selon la demande, la rareté des spécimens de qualité et l’actualité des découvertes. Les grandes ventes internationales (Sotheby’s, Bonhams minéralogie) et les bourses spécialisées dynamisent un marché patrimonial en croissance depuis les années 2000.


Questions Fréquentes sur l'ericssonite

Qu'est-ce que l'ericssonite ?

L’ericssonite est une espèce minérale officiellement reconnue par l’IMA-CNMNC (International Mineralogical Association — Commission on New Minerals, Nomenclature and Classification). Cette espèce figure dans les nomenclatures minéralogiques de référence et fait l’objet de descriptions scientifiques détaillées.

Quelle est la formule chimique de l'ericssonite ?

La composition chimique précise de l’ericssonite est documentée dans les fiches minéralogiques de référence, notamment sur Mindat.org et dans le Handbook of Mineralogy.

Quelles sont les propriétés cristallographiques de l'ericssonite ?

Ce minéral cristallise dans le système Monoclinique et présente une dureté de 4,5 sur l’échelle de Mohs. Ces caractéristiques permettent son identification et le situent précisément dans la classification minéralogique internationale. Pour la fiche technique complète, consultez la section Propriétés Minéralogiques ci-dessus.

Où trouve-t-on l'ericssonite dans le monde ?

Les gisements de l’ericssonite sont recensés dans les bases de données minéralogiques internationales. La plateforme Mindat.org offre une cartographie détaillée des occurrences documentées, mise à jour collaborativement par la communauté minéralogique mondiale. Chaque gisement apporte des spécimens aux caractéristiques propres, reflétant les conditions géologiques locales.

Quels sont les principaux usages de l'ericssonite ?

L’ericssonite est principalement d’intérêt pour les collections scientifiques et privées, l’enseignement universitaire et les recherches en minéralogie descriptive. Selon sa composition chimique, elle peut aussi présenter un intérêt comme minerai ou matière première industrielle. Sa dureté relativement modérée limite en revanche son usage en bijouterie.

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