Par les auteurs du Guide Essentiel des Pierres de Santé — Le Courrier du Livre, 343 pages

Encyclopédie des Pierres

Phosphogartrellite

Minéral reconnu IMA-CNMNC — description encyclopédique. Formule PbCuFe3+(PO4)2(OH,H2O)2 — Dureté 4,5/10 Mohs.

· 6 min de lecture

Fiche Technique

Formule chimiquePbCuFe3+(PO4)2(OH,H2O)2
Dureté (Mohs)4,5
CouleurVert
ÉclatVitreux à résineux

Introduction et Classification de la phosphogartrellite

La phosphogartrellite est une espèce minérale reconnue officiellement par l’IMA-CNMNC (International Mineralogical Association — Commission on New Minerals, Nomenclature and Classification), instance scientifique qui valide l’attribution des noms et la description des nouvelles espèces depuis 1958. Sur le plan minéralogique, la phosphogartrellite est classé parmi les phosphates, famille structurée autour de l’anion PO₄³⁻, présent aussi bien dans les roches magmatiques que sédimentaires.

Sa formule chimique PbCuFe3+(PO4)2(OH,H2O)2 reflète la composition ionique précise validée par la fiche IMA.

Ces informations, synthétisées à partir des ressources minéralogiques de référence, visent à offrir une description claire et structurée de la phosphogartrellite pour l’étude, l’identification et la collection.


Découverte et Étymologie de la phosphogartrellite

Conformément à l’usage minéralogique, « phosphogartrellite » porte le suffixe -ite caractéristique des espèces décrites dans le cadre scientifique moderne. Ce choix terminologique, hérité des travaux d’Axel Fredrik Cronstedt et de René-Just Haüy, reste la pratique standard pour les nouvelles descriptions.

La description scientifique de la phosphogartrellite s’inscrit dans le long processus de constitution de la minéralogie moderne. Les grands traités fondateurs — Georgius Agricola (De Natura Fossilium, 1546), René-Just Haüy (Traité de Minéralogie, 1801), James Dwight Dana (System of Mineralogy, 1837) — ont progressivement posé les bases d’une classification rigoureuse.

La diffusion des connaissances de la phosphogartrellite bénéficie aujourd’hui des outils numériques modernes : open access aux publications minéralogiques, bases de données visuelles (photographies de spécimens), cartographie des gisements, et spectres analytiques mis à disposition de la communauté scientifique internationale.


Formation Géologique de la phosphogartrellite

La phosphogartrellite témoigne des processus géologiques complexes qui ont présidé à sa cristallisation. La genèse des phosphates implique des processus magmatiques (pegmatites granitiques riches en phosphore, carbonatites), hydrothermaux, ou sédimentaires (accumulations d’origine organique). Les phosphates hydrothermaux incluent des minéraux rares, tandis que les accumulations sédimentaires alimentent la filière agricole mondiale.

La structure cristalline de ce minéral, déterminée par les techniques classiques de cristallographie, place cette espèce dans une position spécifique au sein du répertoire minéralogique mondial.

Chaque spécimen de la phosphogartrellite porte en lui les marques de son environnement de formation, lisibles par les techniques modernes de microanalyse : inclusions fluides, zonations de croissance, paragenèse locale. Ces indices permettent de situer précisément le spécimen dans son contexte géologique d’origine.

Contexte de formationCaractéristiques
Pegmatites granitiquesSources principales des phosphates primaires
Altération supergèneMinéraux secondaires de zones d'oxydation
Dépôts sédimentairesAccumulations biogéniques ou évaporitiques

Minéraux apparentés à consulter : dans la famille des phosphates, les espèces suivantes partagent des caractéristiques communes avec la phosphogartrellite et peuvent compléter utilement son étude — jungite, kapundaite, elaliite, calciopetersite et Minyulite.


Propriétés Minéralogiques de la phosphogartrellite

La phosphogartrellite possède un ensemble de propriétés physiques caractéristiques qui, prises ensemble, permettent son identification formelle selon les protocoles minéralogiques standards.

La formule chimique PbCuFe3+(PO4)2(OH,H2O)2 exprime la composition idéale du minéral. Dans la nature, des variations de composition mineures (substitutions ioniques, impuretés) sont fréquemment observées et peuvent moduler légèrement les propriétés physiques du spécimen.

Avec une dureté de 4,5 sur l’échelle de Mohs, ce minéral se situe dans une catégorie précise, correspondant à une dureté intermédiaire, plus tendre que le quartz. L’éclat observé est typiquement vitreux à résineux, caractéristique de la famille minéralogique à laquelle appartient ce minéral.

La coloration dominante observée est vif vert, due à la présence d’éléments chromogènes spécifiques dans sa structure cristalline ou à des inclusions minérales au moment de la cristallisation.

PropriétéValeur
Formule chimiquePbCuFe3+(PO4)2(OH,H2O)2
Dureté (Mohs)4,5
ÉclatVitreux à résineux
Couleur dominanteVif Vert
Statut IMAEspèce minérale officiellement reconnue

Gisements et Localités Mondiales de la phosphogartrellite

Les localisations connues de la phosphogartrellite constituent un paramètre essentiel de sa caractérisation scientifique. Chaque gisement apporte des spécimens aux habitus et aux paragenèses distinctives, enrichissant progressivement la compréhension de l’espèce.

Les phosphates se partagent entre gisements pegmatitiques (Minas Gerais au Brésil, Scribble Hill aux États-Unis) et dépôts sédimentaires marins (Phosphorites du Maroc, Florida Land Pebble, province des Gulf Coast aux États-Unis).

Au-delà de la localisation géographique, la provenance d’un spécimen — documentée via la fiche Mindat et les étiquettes de collection — constitue une composante essentielle de sa valeur scientifique et patrimoniale. Les spécimens historiques sans provenance perdent une part de leur intérêt documentaire.


Identification et Distinction de la phosphogartrellite

Reconnaître la phosphogartrellite sur le terrain ou en collection demande de maîtriser un ensemble de critères combinés. Aucun paramètre pris isolément ne suffit : c’est la cohérence de plusieurs observations qui permet l’identification formelle.

  • Dureté Mohs : 4,5 — test simple à réaliser avec une gamme de minéraux étalons (ongle 2,5 ; cuivre 3 ; lame d’acier 5,5 ; verre 5,5-6 ; quartz 7).
  • Couleur : Vif Vert — indicateur à pondérer car de nombreuses espèces présentent des variations chromatiques importantes selon les impuretés.
  • Éclat : observation à la lumière du jour, qui permet de classer le minéral entre éclat métallique, vitreux, adamantin, résineux, nacré ou mat.
  • Trace : test sur plaque de porcelaine non émaillée — la couleur du minéral réduit en poudre est souvent plus fiable que la couleur apparente du cristal.
  • Densité : rapport masse/volume, discriminant très efficace entre minéraux d’apparence similaire (nécessite une balance de précision).

Les bases de données en ligne, en particulier Mindat.org, offrent pour chaque espèce une galerie de spécimens photographiés dans différentes variétés, complément indispensable aux descriptions textuelles et outil précieux pour l’identification visuelle.


Usages et Applications de la phosphogartrellite

Les usages de la phosphogartrellite sont principalement d’ordre scientifique et patrimonial. Sa relative tendreté limite les applications industrielles directes mais n’entrave en rien sa valeur en minéralogie descriptive, en recherche géochimique et pour la constitution de collections spécialisées.

Les phosphates alimentent principalement l’industrie des engrais agricoles (apatite) et, dans une moindre mesure, la production de phosphore élémentaire pour la chimie fine. Les phosphates rares peuvent contenir des éléments valorisables (terres rares, thorium).

Sur le plan scientifique, chaque spécimen de la phosphogartrellite constitue un document géologique — un témoin des conditions de formation, des paragenèses locales, des processus géochimiques à l’œuvre. Les collections scientifiques (Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, École des Mines de Paris, Smithsonian Institution) conservent ces archives minérales pour les générations futures.

Les amateurs de collection apprécient particulièrement les spécimens de la phosphogartrellite remarquables par leur cristallographie, leur couleur ou leur provenance historique. Les anciennes collections dispersées constituent aussi un moyen d’acquérir des spécimens patrimoniaux documentés.


Questions Fréquentes sur la phosphogartrellite

Qu'est-ce que la phosphogartrellite ?

La phosphogartrellite est une espèce minérale officiellement reconnue par l’IMA-CNMNC (International Mineralogical Association — Commission on New Minerals, Nomenclature and Classification). Elle appartient à la famille des phosphates. Sa formule chimique est PbCuFe3+(PO4)2(OH,H2O)2. Cette espèce figure dans les nomenclatures minéralogiques de référence et fait l’objet de descriptions scientifiques détaillées.

Quelle est la formule chimique de la phosphogartrellite ?

La formule chimique idéale de la phosphogartrellite est PbCuFe3+(PO4)2(OH,H2O)2. Dans la nature, des variations de composition mineures (substitutions ioniques, impuretés) peuvent être observées et moduler légèrement les propriétés physiques du minéral.

Quelles sont les propriétés cristallographiques de la phosphogartrellite ?

Présente une dureté de 4,5 sur l’échelle de Mohs. Ces caractéristiques permettent son identification et le situent précisément dans la classification minéralogique internationale. Pour la fiche technique complète, consultez la section Propriétés Minéralogiques ci-dessus.

Où trouve-t-on la phosphogartrellite dans le monde ?

Les gisements de la phosphogartrellite sont recensés dans les bases de données minéralogiques internationales. La plateforme Mindat.org offre une cartographie détaillée des occurrences documentées, mise à jour collaborativement par la communauté minéralogique mondiale. Chaque gisement apporte des spécimens aux caractéristiques propres, reflétant les conditions géologiques locales.

Quels sont les principaux usages de la phosphogartrellite ?

La phosphogartrellite est principalement d’intérêt pour les collections scientifiques et privées, l’enseignement universitaire et les recherches en minéralogie descriptive. Selon sa composition chimique, elle peut aussi présenter un intérêt comme minerai ou matière première industrielle. Sa dureté relativement modérée limite en revanche son usage en bijouterie.

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