Par les auteurs du Guide Essentiel des Pierres de Santé — Le Courrier du Livre, 343 pages

Encyclopédie des Pierres

Srilankite

Minéral reconnu IMA-CNMNC — description encyclopédique. Formule TiO2 — Dureté 6,5/10 Mohs.

· 7 min de lecture

Fiche Technique

Formule chimiqueTiO2
Dureté (Mohs)6,5
CouleurNoir
ÉclatMétallique à adamantin

Introduction et Classification de la srilankite

La srilankite est une espèce minérale reconnue officiellement par l’IMA-CNMNC (International Mineralogical Association — Commission on New Minerals, Nomenclature and Classification), instance scientifique qui valide l’attribution des noms et la description des nouvelles espèces depuis 1958. Sur le plan minéralogique, la srilankite fait partie des oxydes, l’une des classes minérales les plus anciennes et les plus stables, caractérisée par la combinaison d’un ou plusieurs métaux avec l’oxygène.

Sa formule chimique TiO2 reflète la composition ionique précise validée par la fiche IMA.

Ces informations, synthétisées à partir des ressources minéralogiques de référence, visent à offrir une description claire et structurée de la srilankite pour l’étude, l’identification et la collection.


Découverte et Étymologie de la srilankite

La forme en -ite du nom « srilankite » l’inscrit dans la tradition cristallographique européenne, où ce suffixe a été adopté dès le XVIIIᵉ siècle. Selon la pratique en vigueur, la racine du nom fait souvent référence à une localité type, à un minéralogiste honoré, ou à une caractéristique chimique du minéral.

Comme pour toute espèce minérale reconnue, la description de la srilankite suit un protocole strict établi par la CNMNC : étude cristallographique complète, analyse chimique quantitative, détermination des paramètres physiques, localisation précise du gisement type, et soumission du dossier pour approbation.

La diffusion des connaissances de la srilankite bénéficie aujourd’hui des outils numériques modernes : open access aux publications minéralogiques, bases de données visuelles (photographies de spécimens), cartographie des gisements, et spectres analytiques mis à disposition de la communauté scientifique internationale.


Formation Géologique de la srilankite

La srilankite témoigne des processus géologiques complexes qui ont présidé à sa cristallisation. Les oxydes se forment dans une gamme très étendue de contextes géologiques : cristallisation magmatique directe, altération superficielle des minéraux primaires, précipitation à partir de fluides oxydants, ou recristallisation métamorphique. Leur stabilité thermodynamique exceptionnelle explique leur omniprésence dans les roches terrestres.

La structure cristalline de ce minéral, déterminée par les techniques classiques de cristallographie, place cette espèce dans une position spécifique au sein du répertoire minéralogique mondial.

Chaque spécimen de la srilankite porte en lui les marques de son environnement de formation, lisibles par les techniques modernes de microanalyse : inclusions fluides, zonations de croissance, paragenèse locale. Ces indices permettent de situer précisément le spécimen dans son contexte géologique d’origine.

Contexte de formationCaractéristiques
Contextes magmatiquesCristallisation primaire dans roches ignées et pegmatites
Altération supergèneFormation par oxydation à proximité de la surface
Gisements hydrothermauxPrécipitation à partir de fluides chauds oxydants

Minéraux apparentés à consulter : dans la famille des oxydes, les espèces suivantes partagent des caractéristiques communes avec la srilankite et peuvent compléter utilement son étude — meixnerite, Newbéryite, calciosamarskite, hartkoppeite et oboyerite.


Propriétés Minéralogiques de la srilankite

La srilankite possède un ensemble de propriétés physiques caractéristiques qui, prises ensemble, permettent son identification formelle selon les protocoles minéralogiques standards.

La formule chimique TiO2 exprime la composition idéale du minéral. Dans la nature, des variations de composition mineures (substitutions ioniques, impuretés) sont fréquemment observées et peuvent moduler légèrement les propriétés physiques du spécimen.

Avec une dureté de 6,5 sur l’échelle de Mohs, ce minéral se situe dans une catégorie précise, ce qui caractérise les minéraux relativement durs, capables de rayer le verre. L’éclat observé est typiquement métallique à adamantin, caractéristique de la famille minéralogique à laquelle appartient ce minéral.

La coloration dominante observée est noir, due à la présence d’éléments chromogènes spécifiques dans sa structure cristalline ou à des inclusions minérales au moment de la cristallisation.

PropriétéValeur
Formule chimiqueTiO2
Dureté (Mohs)6,5
ÉclatMétallique à adamantin
Couleur dominanteNoir
Statut IMAEspèce minérale officiellement reconnue

Gisements et Localités Mondiales de la srilankite

La cartographie mondiale des occurrences de la srilankite évolue au gré des explorations minéralogiques. Les régions riches en gisements incluent traditionnellement les boucliers précambriens, les ceintures orogéniques actives et les environnements volcaniques récents, selon les contextes géologiques compatibles.

Les oxydes dominent dans de nombreux contextes miniers : mines de fer d’Australie occidentale, chromites des boucliers africains, oxydes de titane des intrusions anorthositiques norvégiennes, bauxites latéritiques tropicales.

Au-delà de la localisation géographique, la provenance d’un spécimen — documentée via la fiche Mindat et les étiquettes de collection — constitue une composante essentielle de sa valeur scientifique et patrimoniale. Les spécimens historiques sans provenance perdent une part de leur intérêt documentaire.


Identification et Distinction de la srilankite

Reconnaître la srilankite sur le terrain ou en collection demande de maîtriser un ensemble de critères combinés. Aucun paramètre pris isolément ne suffit : c’est la cohérence de plusieurs observations qui permet l’identification formelle.

  • Dureté Mohs : 6,5 — test simple à réaliser avec une gamme de minéraux étalons (ongle 2,5 ; cuivre 3 ; lame d’acier 5,5 ; verre 5,5-6 ; quartz 7).
  • Couleur : Noir — indicateur à pondérer car de nombreuses espèces présentent des variations chromatiques importantes selon les impuretés.
  • Éclat : observation à la lumière du jour, qui permet de classer le minéral entre éclat métallique, vitreux, adamantin, résineux, nacré ou mat.
  • Trace : test sur plaque de porcelaine non émaillée — la couleur du minéral réduit en poudre est souvent plus fiable que la couleur apparente du cristal.
  • Densité : rapport masse/volume, discriminant très efficace entre minéraux d’apparence similaire (nécessite une balance de précision).

Les bases de données en ligne, en particulier Mindat.org, offrent pour chaque espèce une galerie de spécimens photographiés dans différentes variétés, complément indispensable aux descriptions textuelles et outil précieux pour l’identification visuelle.


Usages et Applications de la srilankite

Les usages de la srilankite sont principalement d’ordre scientifique et patrimonial. Sa relative tendreté limite les applications industrielles directes mais n’entrave en rien sa valeur en minéralogie descriptive, en recherche géochimique et pour la constitution de collections spécialisées.

Selon la concentration et la pureté de sa composition chimique, la srilankite peut présenter un intérêt comme minerai métallique dans certains contextes géologiques favorables. Les sulfures et oxydes constituent traditionnellement le cœur de la métallurgie extractive, alimentant les filières du fer, cuivre, zinc, plomb et métaux précieux.

Les oxydes alimentent de nombreuses filières industrielles : abrasifs (corindon, émeri), pigments (oxydes de fer et de chrome), céramiques réfractaires (magnésie, alumine), électronique (ferrites magnétiques). La composition de la srilankite conditionne son éventuelle valorisation industrielle.

Sur le plan scientifique, chaque spécimen de la srilankite constitue un document géologique — un témoin des conditions de formation, des paragenèses locales, des processus géochimiques à l’œuvre. Les collections scientifiques (Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, École des Mines de Paris, Smithsonian Institution) conservent ces archives minérales pour les générations futures.

Les amateurs de collection apprécient particulièrement les spécimens de la srilankite remarquables par leur cristallographie, leur couleur ou leur provenance historique. Les anciennes collections dispersées constituent aussi un moyen d’acquérir des spécimens patrimoniaux documentés.


Questions Fréquentes sur la srilankite

Qu'est-ce que la srilankite ?

La srilankite est une espèce minérale officiellement reconnue par l’IMA-CNMNC (International Mineralogical Association — Commission on New Minerals, Nomenclature and Classification). Elle appartient à la famille des oxydes. Sa formule chimique est TiO2. Cette espèce figure dans les nomenclatures minéralogiques de référence et fait l’objet de descriptions scientifiques détaillées.

Quelle est la formule chimique de la srilankite ?

La formule chimique idéale de la srilankite est TiO2. Dans la nature, des variations de composition mineures (substitutions ioniques, impuretés) peuvent être observées et moduler légèrement les propriétés physiques du minéral.

Quelles sont les propriétés cristallographiques de la srilankite ?

Présente une dureté de 6,5 sur l’échelle de Mohs. Ces caractéristiques permettent son identification et le situent précisément dans la classification minéralogique internationale. Pour la fiche technique complète, consultez la section Propriétés Minéralogiques ci-dessus.

Où trouve-t-on la srilankite dans le monde ?

Les gisements de la srilankite sont recensés dans les bases de données minéralogiques internationales. La plateforme Mindat.org offre une cartographie détaillée des occurrences documentées, mise à jour collaborativement par la communauté minéralogique mondiale. Chaque gisement apporte des spécimens aux caractéristiques propres, reflétant les conditions géologiques locales.

Quels sont les principaux usages de la srilankite ?

La srilankite est principalement d’intérêt pour les collections scientifiques et privées, l’enseignement universitaire et les recherches en minéralogie descriptive. Selon sa composition chimique, elle peut aussi présenter un intérêt comme minerai ou matière première industrielle. Sa dureté relativement modérée limite en revanche son usage en bijouterie.

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