Par les auteurs du Guide Essentiel des Pierres de Santé — Le Courrier du Livre, 343 pages

Encyclopédie des Pierres

Uranopolycrase

Minéral reconnu IMA-CNMNC — description encyclopédique. Formule (U,Y)(Ti,Nb,Ta)2(O,OH)6 — Dureté 5-6/10 Mohs.

· 6 min de lecture

Fiche Technique

Formule chimique(U,Y)(Ti,Nb,Ta)2(O,OH)6
Système cristallinOrthorhombique
Dureté (Mohs)5-6
CouleurRouge

Introduction et Classification de l'uranopolycrase

L’uranopolycrase appartient au corpus minéralogique officiellement établi par l’IMA-CNMNC. Sa fiche d’espèce, publiée dans les archives de cette commission, décrit précisément sa composition, sa structure cristalline et ses caractéristiques physiques. L’uranopolycrase appartient à une classe minérale particulière, dont la cristallisation répond à des conditions géochimiques spécifiques.

Sa formule chimique (U,Y)(Ti,Nb,Ta)2(O,OH)6 reflète la composition ionique précise validée par la fiche IMA. Elle cristallise dans le système Orthorhombique, paramètre qui détermine la géométrie interne des cristaux et leurs propriétés optiques macroscopiques.

La présente fiche rassemble l’ensemble des données minéralogiques publiées sur cette espèce, dans une optique encyclopédique à destination des chercheurs, étudiants et amateurs éclairés.


Découverte et Étymologie de l'uranopolycrase

Le nom « uranopolycrase » appartient au corpus minéralogique officiel établi par les traités scientifiques successifs. Sa dénomination peut faire référence à la localité de première description (type locality), à un minéralogiste éminent ayant contribué à son étude, à une caractéristique physique, ou à une racine linguistique indiquant sa composition chimique.

La validation scientifique de l’uranopolycrase repose sur les principes édictés par Friedrich Mohs (1822) et perfectionnés par les classifications successives de Dana, Strunz-Nickel et Fleischer. Chaque espèce reçoit un identifiant IMA unique qui la distingue sans ambiguïté dans les bases internationales.

Les chercheurs disposent pour étudier l’uranopolycrase de plusieurs ressources complémentaires : les publications originales de description, les fiches d’espèce validées par l’IMA, et les bases collaboratives (Mindat, RRUFF Project) qui centralisent les spectres Raman et infrarouges de chaque minéral.


Formation Géologique de l'uranopolycrase

Comprendre la genèse de l’uranopolycrase éclaire les conditions physico-chimiques de son environnement de cristallisation. Chaque spécimen témoigne d’un moment précis de l’histoire géologique de sa région d’origine. Les inclusions fluides, les zonations de croissance, les assemblages paragénétiques constituent autant d’archives permettant aux géologues de retracer les conditions de formation.

Le système orthorhombique, avec ses trois axes perpendiculaires de longueurs différentes, produit des cristaux prismatiques caractéristiques. Il compte parmi ses représentants des minéraux métamorphiques et hydrothermaux importants.

L’étude des associations minérales de l’uranopolycrase dans un gisement donné permet aux géologues de reconstituer la paragenèse — l’ensemble des minéraux formés simultanément ou en séquence — et par là même de retracer les conditions de formation du minéral.

Contexte de formationCaractéristiques
Contextes métamorphiquesRecristallisation sous conditions de pression et température élevées
Venues hydrothermalesCirculation de fluides chauds chargés en éléments spécifiques
Altération supergèneFormation par interactions eau-roche en zone de surface

Minéraux apparentés à consulter : dans le système Orthorhombique, les espèces suivantes partagent des caractéristiques communes avec l’uranopolycrase et peuvent compléter utilement son étude — Guilleminite, jaskólskiite, orthocuproplatinum, penkvilksite et meta-alunogen.


Propriétés Minéralogiques de l'uranopolycrase

L’étude des propriétés physiques de l’uranopolycrase permet non seulement son identification, mais aussi son rattachement à une famille minérale et, par extension, la compréhension de son origine géologique probable.

La formule chimique (U,Y)(Ti,Nb,Ta)2(O,OH)6 exprime la composition idéale du minéral. Dans la nature, des variations de composition mineures (substitutions ioniques, impuretés) sont fréquemment observées et peuvent moduler légèrement les propriétés physiques du spécimen.

Avec une dureté de 5-6 sur l’échelle de Mohs, ce minéral se situe dans une catégorie précise, correspondant à une dureté intermédiaire, plus tendre que le quartz.

La coloration dominante observée est brun rouge, due à la présence d’éléments chromogènes spécifiques dans sa structure cristalline ou à des inclusions minérales au moment de la cristallisation.

PropriétéValeur
Formule chimique(U,Y)(Ti,Nb,Ta)2(O,OH)6
Système cristallinOrthorhombique
Dureté (Mohs)5-6
Couleur dominanteBrun Rouge
Statut IMAEspèce minérale officiellement reconnue

Gisements et Localités Mondiales de l'uranopolycrase

Les bases minéralogiques mondiales référencent les occurrences de l’uranopolycrase par pays, région et gisement. Cette traçabilité géographique facilite le travail des chercheurs comme celui des collectionneurs qui souhaitent documenter l’origine exacte de leurs spécimens.

Les occurrences de ce minéral dépendent étroitement des conditions géologiques spécifiques qui ont présidé à sa formation. Les régions favorables alternent selon le contexte paragénétique précis dans lequel l’espèce apparaît.

Les chercheurs et collectionneurs consultent la fiche Mindat pour accéder à la cartographie exhaustive des occurrences, enrichie collaborativement depuis 1993 par plus de 200 000 contributeurs bénévoles à travers le monde.


Identification et Distinction de l'uranopolycrase

L’identification rigoureuse de l’uranopolycrase repose sur la convergence de plusieurs critères physiques et optiques. Un minéralogiste expérimenté combine les observations macroscopiques (couleur, habitus, éclat), les tests simples sur le terrain (dureté, trace, clivage) et, pour les cas douteux, les analyses en laboratoire (microscopie, diffraction X, spectroscopie).

  • Dureté Mohs : 5-6 — test simple à réaliser avec une gamme de minéraux étalons (ongle 2,5 ; cuivre 3 ; lame d’acier 5,5 ; verre 5,5-6 ; quartz 7).
  • Système cristallin : Orthorhombique — reconnaissable à l’habitus des cristaux (forme géométrique caractéristique, angles entre faces).
  • Couleur : Brun Rouge — indicateur à pondérer car de nombreuses espèces présentent des variations chromatiques importantes selon les impuretés.
  • Éclat : observation à la lumière du jour, qui permet de classer le minéral entre éclat métallique, vitreux, adamantin, résineux, nacré ou mat.
  • Trace : test sur plaque de porcelaine non émaillée — la couleur du minéral réduit en poudre est souvent plus fiable que la couleur apparente du cristal.
  • Densité : rapport masse/volume, discriminant très efficace entre minéraux d’apparence similaire (nécessite une balance de précision).

La confusion de l’uranopolycrase avec d’autres espèces minérales est fréquente, en particulier lorsque la couleur ou la forme superficielles dominent l’observation. L’expérience des minéralogistes amateurs s’affine progressivement avec la manipulation de nombreux spécimens bien caractérisés.


Usages et Applications de l'uranopolycrase

Au-delà de son intérêt purement minéralogique, l’uranopolycrase présente une valeur principalement scientifique et patrimoniale. Cette section présente les applications documentées ou potentielles selon sa composition et ses propriétés.

La valeur scientifique et pédagogique de l’uranopolycrase est indéniable : elle alimente les collections universitaires, les cabinets de curiosités historiques, les musées d’histoire naturelle, ainsi que les travaux de recherche en minéralogie descriptive, cristallographie, géochimie et métallogénie.

Le marché minéralogique de l’uranopolycrase varie selon la demande, la rareté des spécimens de qualité et l’actualité des découvertes. Les grandes ventes internationales (Sotheby’s, Bonhams minéralogie) et les bourses spécialisées dynamisent un marché patrimonial en croissance depuis les années 2000.


Questions Fréquentes sur l'uranopolycrase

Qu'est-ce que l'uranopolycrase ?

L’uranopolycrase est une espèce minérale officiellement reconnue par l’IMA-CNMNC (International Mineralogical Association — Commission on New Minerals, Nomenclature and Classification). Sa formule chimique est (U,Y)(Ti,Nb,Ta)2(O,OH)6. Cette espèce figure dans les nomenclatures minéralogiques de référence et fait l’objet de descriptions scientifiques détaillées.

Quelle est la formule chimique de l'uranopolycrase ?

La formule chimique idéale de l’uranopolycrase est (U,Y)(Ti,Nb,Ta)2(O,OH)6. Dans la nature, des variations de composition mineures (substitutions ioniques, impuretés) peuvent être observées et moduler légèrement les propriétés physiques du minéral.

Quelles sont les propriétés cristallographiques de l'uranopolycrase ?

Ce minéral cristallise dans le système Orthorhombique et présente une dureté de 5-6 sur l’échelle de Mohs. Ces caractéristiques permettent son identification et le situent précisément dans la classification minéralogique internationale. Pour la fiche technique complète, consultez la section Propriétés Minéralogiques ci-dessus.

Où trouve-t-on l'uranopolycrase dans le monde ?

Les gisements de l’uranopolycrase sont recensés dans les bases de données minéralogiques internationales. La plateforme Mindat.org offre une cartographie détaillée des occurrences documentées, mise à jour collaborativement par la communauté minéralogique mondiale. Chaque gisement apporte des spécimens aux caractéristiques propres, reflétant les conditions géologiques locales.

Quels sont les principaux usages de l'uranopolycrase ?

L’uranopolycrase est principalement d’intérêt pour les collections scientifiques et privées, l’enseignement universitaire et les recherches en minéralogie descriptive. Selon sa composition chimique, elle peut aussi présenter un intérêt comme minerai ou matière première industrielle. Sa dureté relativement modérée limite en revanche son usage en bijouterie.

Pour aller plus loin en lithothérapie

Découvrez France Minéraux — boutique spécialisée

Encyclopédie des pierres, bracelets, pendentifs et bijoux en minéraux naturels certifiés, fabriqués en France depuis 2015.

Explorer la boutique →